Comment ils ont détruit la France pour mieux la vendre aux américains: La démission du Général De Gaulle | Les moutons enragés


La France, ce pays qui fut jadis emblématique du « vieux continent » et qui restait aux yeux de tous un symbole, ne représente plus grand chose aujourd’hui, dans l’indifférence du plus grand nombre, tout simplement car les gens ne s’aperçoivent de rien. Il y a moins de 50 ans, elle était encore considérée comme étant une puissance mondiale, et elle ne ressemble plus vraiment à l’heure actuelle à ce qu’elle fut jadis…

Pour que le pays devienne ce qu’il est, il fallait l’affaiblir, le vider de ses valeurs, de ses symboles, faire en sorte qu’il ne puisse plus se protéger, que cela soit financièrement, géopolitiquement, militairement, religieusement, et même moralement. Le pays devait être vidé de sa substance le plus en douceur possible pour ne pas que quiconque puisse s’y opposer, pour ne pas qu’une révolution fasse échouer ce « plan » qui dans le même temps, était réservé aux autres pays européens. La France était pourtant un cas à part, nous faisions figure d’irréductibles gaulois qui avaient fait la révolution française, le pays le plus ancré dans ses traditions et ses valeurs, celui qu’il fallait changer par dessus tout, les américains l’avaient bien compris, la méthode fut redoutable, et porte le nom de « stratégie des chaines », 35ème stratagème sur les 36 du traité chinois qui décrit les ruses et les méthodes qui peuvent être utilisées pour l’emporter sur un adversaire, les explications sont données dans la conférence proposée plus bas dans l’article.

Seront décrits ici le début de toutes les trahisons, non pas l’intégralité des faits mais un ensemble de faits décrits dans les grandes lignes ayant mené à ce que la France est aujourd’hui, pour rendre la vue à ceux qui ne désirent pas voir, pour rallumer la lumière dans cette obscurité volontairement entretenue par certains.

1769011-francois-mitterrand-l-impot-sur-la-fortune-et-les-bettencourt« La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique .
Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde.
C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort. »

François Mitterrand juste avant de mourir.

(Source : Le dernier Mitterrand de Georges-Marc Benamou – Date de publication : 27/1/1997 – Editeur : Plon – Omnibus).

Citation également donnée dans l’ouvrage Paris-Berlin-Moscou : La voie de l’indépendance et de la paix, passage disponible ici.

La dernière barrière: Le Général De Gaulle

« Tout cela va faire des remous, c’est sans importance. Tout cela va donner des motifs d’articles à toute cette presse infâme et avachie, aux pieds et à la botte des Américains, des Israéliens et de tous les autres, mais qui ne soutient pas la France parce qu’ils ont honte de parler de la France ou de défendre la France : tout cela est sans importance ». Entretien avec Jacques Foccart, 27 juillet 1967 Journal de l’Élysée, Jacques Foccart, éd. Fayard, 1998, t. I, p. 685

Pour que tout se mette en place, il fallait faire « sauter quelques barrières », la première et pas des moindres étant le Général De Gaulle, dernier président à avoir réellement tenté de protéger la France des américains. Bien sur, comme chaque président, il a commis des erreurs pour lesquelles il est toujours condamné, mais il ne faut pas oublier non plus ce qu’il s’est passé avant Pompidou, avant sa démission, ni pourquoi il a démissionné.

Son opinion était très négative à l’égard des américains. Les États-Unis voulaient s’approprier l’Europe comme ils l’avaient projeté pour le Canada, et ont fortement contribué à cela usant de tous les moyens possibles et inimaginables. De Gaulle était une entrave à leurs projets, ils ne souhaitaient pas qu’il soit élu, et devaient l’écarter du pouvoir.

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« La seule chose que les Américains ne lui ont jamais pardonné, m’a dit Pierre Messmer peu avant sa mort, ça n’est pas sa sortie de la défense intégrée de l’OTAN (où Sarkozy veut nous faire rentrer), ni son fameux discours de Pnom-Penh dénonçant la guerre au Vietnam, mais c’est sa remise en cause du « privilège exorbitant du dollar ». Monnaie de réserve mondiale, encore liée à l’or à l’époque, du moins symboliquement, le dollar permettait aux USA de vivre à crédit sur le dos du monde en faisant marcher à tour de bras la planche à billets (ça continue aujourd’hui en mille fois pire !)…

De Gaulle, Che Guevara de la finance (et autrement dangereux qu’un Che Guevara puisqu’il dirigeait une nation puissante munie de l’arme atomique) a envoyé la marine nationale aux Etats-unis, acte hautement symbolique, pour remporter « son or » en échange de billets verts, monnaie de singe dont il ne voulait plus. Là, il visait juste, il visait où ça fait mal. Et il a essayé d’entrainer avec lui, dans cette aventure (se débarrasser des dollars-papier), l’Afrique du sud, les pays arabes, la Russie, la Chine… Les stocks d’or US fondaient.

La presse d’outre-atlantique poussait des hauts cris, dénonçant « Gaullefinger » ! Par ailleurs, il tentait de construire une Europe « indépendante des deux blocs » qui inclurait des pays de l’est (en plein mai 68, il rendait visite en ce sens en Roumanie à Ceaucescu). Dans le même esprit il avait élaboré une défense « tous azimuts », ses missiles nucléaires devant être tournés vers l’est mais aussi vers l’ouest (le général Ailleret, metteur en œuvre de cette politique, mourrait opportunément dans un accident d’avion en mars 68, à la veille du fameux mois de mai).

Qui sait, disait de Gaulle pour justifier cette politique, qui gouvernera les Etats-unis et la Russie dans quelques décennies. En sus des Américains, de Gaulle avait à dos leurs suiveurs atlantistes, de Mitterrand à Lecanuet, sans compter Jean-Jacques Servan-Schreiber qui, en plein mois de mai, dénonçait « la dictature intellectuelle du Général qui avait tout gelé en France ». Et cela dans un magazine américain : « Life » qui par ailleurs voyait dans l’Elysée un nid d’espions du KGB. Aux USA une campagne de presse antigaulliste d’une violence et d’un bêtise inouïes battait son plein…

Source et texte complet: Comité Valmy

Bien sur qu’il voulait de l’Europe, mais indépendante, ni rattachée aux États-Unis, ni à la Russie (à l’époque URSS), seulement, là aussi, il y avait un problème, l’idée même de l’Europe était une idée américaine:

Des documents déclassifiés du gouvernement américain montrent que la communauté du renseignement des États-Unis a mené une campagne dans les années 1950 et 1960 pour favoriser l’unification de l’Europe. Celle-ci finança et dirigea le Mouvement fédéraliste européen.

Les documents confirment des soupçons émis à l’époque : en coulisse, l’Amérique travaillait avec acharnement à pousser la Grande-Bretagne à s’intégrer à un État européen. Un memorandum, daté du 26 juillet 1950, donne des instructions pour une campagne visant à promouvoir un véritable parlement européen. Il est signé par le Général William J. Donovan, chef du Bureau américain des services stratégiques en temps de guerre (OSS), l’ancêtre de la CIA.

Ambrose Evans-Pritchard – Bruxelles
Daily Telegraph, le 19 septembre 2000

Traduction complète sur upr.fr

Je ne peux que vous conseiller cette conférence extrêmement instructive de François Asselineau qui explique notamment l’origine de l’union européenne: « Qui gouverne la France et l’Europe 27 Avril 2012 – François ASSELINEAU – Version Intégrale – »

Vous y apprendrez par exemple que l’idée même de monnaie unique pour l’Europe a déjà été évoqué durant les années 60 aux USA, pas en France ni dans le moindre pays européen, et aurez beaucoup de réponses aux questions que vous pourriez encore vous poser sur la trahison de nos dirigeants, des politiques en général, ainsi que sur les véritables buts étasuniens.

Un gros souci pour les États-Unis, De Gaulle est toujours ancré au poste de la présidence, et il fallait faire en sorte qu’il quitte ce poste pour mettre en place quelqu’un qui soit plus enclin à servir les USA, l’homme idéal étant celui qui fut un premier ministre du Général-président: Georges Pompidou, qui contribuât à l’entrée du Royaume-Uni et donc de l’influence des USA dans la CEE dès sa prise de pouvoir, après la démission du Général devenu président:

Sa première initiative en politique extérieure est de convoquer un sommet des chefs d’État des six membres de la Communauté économique européenne pour rompre l’isolement diplomatique de la France et donner une nouvelle dynamique à la construction européenne : c’est la relance de La Haye. Si la défense des intérêts nationaux de la France est prioritaire, il se montre sincèrement européiste, énonçant le triptyque « achèvement, approfondissement et élargissement » qui sert de base à la politique de construction européenne par la suite.

Sur la scène internationale, Georges Pompidou continue la politique gaullienne d’indépendance tout en l’assouplissant, notamment à l’égard des États-Unis et de la Grande-Bretagne dont il accepte l’entrée dans la CEE. Source Wikipedia

On peut également suspecter dans le départ du général-président une volonté d’Israël puisque la position de De Gaulle était relativement tranchée sur le sujet, dénonçant le sionisme, l’occupation de la Palestine par Israël, entre autres griefs. Mais là, nous nous égarons dans la spéculation car il s’agit plus d’une possibilité qu’un fait avéré et prouvé.

Donc, avant de pouvoir écarter De Gaulle du pouvoir, il fallait le faire vaciller, Mai 68 y contribuât fortement.

Ce sont les origines de mai 68 qui sont ici intéressantes, car si De Gaulle fut déstabilisé par des nations étrangères, celles-ci furent suspectées suite aux événements de Mai 68. Ces liens ont justement été soulignés par François Audigier, historien à l’Université de Nancy 2 et spécialiste du gaullisme, au travers d’une interview pour le site conspiracywatch.info, Observatoire du conspirationnisme et des théories du complot.

En Mai 68, beaucoup de responsables gaullistes firent assez rapidement une lecture complotiste de l’agitation étudiante. Sébastien Laurent, rapporte que le prédécesseur de Christian Fouchet au ministère de l’Intérieur, Roger Frey, a évoqué un « complot international » venant en partie d’Allemagne tandis que son successeur, Raymond Marcellin, mettait l’accent sur la part des interventions étrangères dans la subversion d’extrême gauche. De même, le conseiller du général De Gaulle, Jacques Foccart, était persuadé que « le détonateur [était] venu d’une organisation internationale »…

sic…

certains gaullistes mentionnèrent d’autres subversions possibles en Mai 68, évoquant l’implication du Mossad (Israël se serait vengé du soutien français aux pays arabes après la Guerre des Six Jours) ou de la CIA (les Etats-Unis affaiblissant un régime gaulliste qui avait sorti la France de l’OTAN et critiquait l’escalade militaire au Vietnam…).

Interview complète sur Conspiracywatch.info

Un article très intéressant à consulter se trouve ici et détaille les multiples raisons pour lesquelles les américains voyaient en De Gaulle un ennemi redoutable à éliminer de la tête de la France.

N’oublions pas non plus de mentionner la presse qui s’en donna à cœur joie…

Entre autres accusations de la part de la presse, le refuser du changement de la société, car celle-ci était en pleine évolution, les moeurs changeaient avec l’aide de la musique et du cinéma américains qui ont débarqué suite aux accords Blum-Byrnes de 1946 à l’issue de la seconde guerre mondiale, signés entre la France et les Etats-Unis.

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, le cinéma français est en crise : la question de la réorganisation de son économie se pose de façon cruciale. Les professionnels demandent une garantie économique de la part de l’Etat. De leur côté, les Etats-Unis ont tout un stock de films qu’ils veulent écouler sur le marché européen. Les accords Blum-Byrnes sont des accords économiques d’ensemble sur la libéralisation des échanges entre les Etats-Unis et la France en échange de prêts avantageux et de l’effacement de la dette française (650 millions de dollars prêtés à la France). Une clause concerne le cinéma : elle met en place un système de « contingentement » ou de « quota à l’écran ». Désormais le nombre de films américains diffusé sur le territoire français n’est plus limité, mais les salles de cinéma ne programment que des films français quatre semaines par trimestre. Tous les fleurons de la production hollywoodienne envahissent les salles françaises et en 1947, 420 millions de spectateurs se ruent au cinéma pour découvrir les films américains : c’est un record inégalé pour les exploitants.

Source: Fresques.ina.fr

Une des personnalités clés de Mai 68, une figure toujours en activité: Danny le rouge, plus connu actuellement sous son véritable nom: Daniel Cohn-Bendit. Jeune étudiant en sociologie, il fit partie des étudiants de Nanterre Paris-X qui enclenchèrent les premiers mouvements de grève:

La révolte étudiante débute en mars 1968 dans la nouvelle université de Nanterre, créée pour désengorger la Sorbonne. Daniel Cohn-Bendit, étudiant en sociologie et militant anarchiste révolutionnaire, est à l’origine du « Mouvement du 22 mars » qui entend protester contre l’arrestation de militants communistes, membres du comité Viêt Nam international. Avec ses partisans, il occupe les locaux jusqu’à la fermeture de la faculté en mai 1968 devant l’instabilité de la situation sur place.
Dès lors, le mouvement se déplace à la Sorbonne et s’élargit : diverses revendications apparaissent et le pouvoir gaulliste est pris pour cible. Le 3 mai, la Sorbonne est fermée à son tour. Des affrontements ont lieu entre étudiants et forces de l’ordre : le 10 mai, des barricades sont érigées et de nombreux blessés sont à déplorer de part et d’autre. Mais les étudiants obtiennent le soutien des syndicats et un climat révolutionnaire s’instaure. Le gouvernement est complètement dépassé.

Source: Politique.net

Le mouvement contestataire pris ensuite beaucoup d’ampleur, jusqu’à faire vaciller le pouvoir en place. Ce qui est moins médiatisé et pourtant relaté dans le livre « L’Amérique contre de Gaulle : Histoire secrète, 1961-1969 » (disponible ici), c’est le fait que le mouvement estudiantin ait été approché par la CIA comme l’a expliqué un jour Cohn-Bendit à Hervé Bourges:

En juin 68 Cohn-Bendit déclare à Hervé Bourges : « Il semble que la CIA se soit intéressée à nous ces derniers temps : certains journaux et associations américaines, filiales et intermédiaires de la CIA, nous ont proposé des sommes importantes ; inutile de vous dire l’accueil que nous leur avons fait… »(1). Les sentiments de la CIA à l’égard de de Gaulle, nous les connaissons grâce à un rapport de Richard Helms au président Johnson du 30 mai 1968 dénonçant dans le général un dictateur qui ne pourra se maintenir au pouvoir qu’en versant des fleuves de sang.

L’histoire s’écrivait, mais ceux qui tenaient la plume n’étaient ni français ni bienveillants. Cela se termina avec la démission de De Gaulle qui laissa sa place à Pompidou. À la suite d’un référendum dont le vote fut plus punitif qu’autre chose, le Général fut poussé vers la sortie:

Pour répondre aux désirs de modernisation du pays exprimés lors des manifestations de 1968, Charles de Gaulle a préparé une réforme du Sénat accompagnée d’une loi sur la régionalisation. Il a également décidé de mettre tout son poids dans cette élection en annonçant qu’il démissionnerait en cas de victoire du non. Lorsque les résultats donnant une victoire du non sont officiellement annoncés, il remet donc sa démission et quitte définitivement la vie politique française.

Source: L’internaute

La dernière véritable barrière étant tombée, le démantèlement de la France pouvait commencer, sur tous les niveaux: financièrement, géopolitiquement, militairement, religieusement, et même moralement.

Le pays commençât à être endetté avec la loi « Pompidou-Rotschild » de 1973 devenu « Traité de Maastrich », les frontières perdirent leur sens, notre monnaie remplacée, nos institutions et nos entreprises ravagées, le pays régionalisé et bientôt livré aux USA avec le traité transatlantique.

Chaque mandat, chaque gouvernement, chaque présidence ne fut qu’une suite de décisions pour atteindre la mise en place complète du « trans-atlantisme » tant souhaité par un certain « Oncle Sam »… Nous avons même depuis un timbre avec une « Marianne ukrainienne » depuis…

Peut-être certains comprendront-ils mieux maintenant que De Gaulle ne soit plus réellement enseigné en France, car l’histoire est écrite par les vainqueurs, et ceux qui dérangent en font généralement les frais…

37 réponses à De Pompidou à Hollande: comment ils ont détruit la France pour mieux la vendre aux américains: La démission du Général De Gaulle

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